DU XIX° SIECLE À NOS JOURS : CRISES ET RENOUVEAU

Jusqu’en 1870, la famille de Bernis occupe le devant de la scène. L’avènement de la IIIème République et l’instauration d’élections libres au suffrage universel masculin font émerger une nouvelle catégorie d’édiles locaux.
Le village se transforme : démolition des remparts, aménagement des places du Ponteil, construction d’une nouvelle église autour du clocher médiéval, élargissement des rues, nouvelles fontaines et nouveaux lavoirs.
La population s’accroit pour atteindre près de 2300 habitants au milieu du XIXème siècle, la plus grande partie dans l’ancien enclos. Mais l’habitat commence à s’étendre, et les anciens mas de Trignan, Fontaynes, la Bégude… s’étoffent de nouvelles constructions

Le travail de la terre, le vignoble, l’éducation des vers à soie, l’élevage ovin sont épaulés par l’essor des tuileries, des filatures… et par l’exploitation des bois communaux.
Mais dans le dernier quart du XIXème siècle, la maladie du ver à soie, destruction du vignoble par le phylloxera ruinent l’économie locale. L’ouverture d’une gare le long de la nouvelle ligne de chemin de fer, la construction d’une usine d’alcools, les débuts balbutiants du tourisme avec l’ouverture de la grotte de Saint-Marcel aux visiteurs ne parviennent pas à enrayer le déclin. Celui-ci s’accentue avec les deux conflits mondiaux. La population s’effondre à moins de 1100 habitants en 1946.

Il faut attendre les années 1970-1980 pour assister à un renouveau basé sur la reconstitution d’un vignoble de qualité et sur la proximité du site industriel du Tricastin, non loin de l’offre touristique des Gorges de l’Ardèche et des grottes de Saint-Marcel réaménagées en 1989. De nouveaux habitants sont arrivés, attirés par le charme incontestable du village et de ses alentours, un attrait épaulé par le développement de services et par une vie associative intense.